
Pour le cahier Transition de Stratégies, dédié à la transition écologique, j’ai écrit sur la société informatique Norsys qui a pris une initiative inédite : donner un siège, un droit de vote et même un droit de veto à la nature dans son conseil d’administration. Concrètement, une personne représente les droits de la nature au sein de l’entreprise et peut s’opposer à des décisions contraires à la protection du vivant.
L’idée fait des émules et n’est pas si utopique, car de nombreuses entreprises se posent la question de prendre en compte la nature dans leur activité, au-delà d’actions de recyclage ou de nettoyage des plages. De plus, les droits de la nature comprennent aussi les droits humains, car comme le dit l’anthropologue Philippe Descola, le terme de nature est une construction intellectuelle qui induit une supériorité de l’Homme sur le reste du monde vivant, alors que nous en faisons partie au même titre que les non-humains.
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