Comment L’Oréal réduit ses packagings

Visite du « Pack Lab » de L’Oréal à Clichy en mars dernier, ici dans le studio de Luc Maesltaf, responsable du design technique (photo P.C.)

Dans le cahier Transition de Stratégies, je rencontre tous les mois des responsables RSE (responsabilité sociétale des entreprises) pour documenter les transformations du monde économique. J’ai inauguré la rubrique avec la directrice du développement durable de L’Oréal Alexandra Palt, depuis partie au WWF.

Pour le numéro du mois d’août, j’ai fait un focus sur la façon dont le groupe de cosmétiques, gros consommateur de plastique, réduit ses emballages : il diminue le poids des flacons, cherche des matériaux alternatifs (carton, verre…), développe des recharges, tente les cosmétiques solides… Le vrac n’a pas ses faveurs, sauf pour les parfums, pour des raisons d’hygiène et de logistique.

J’ai interrogé Brice André, directeur du packaging durable, sur toutes ces pistes de recherche, et il m’a répondu honnêtement sur ce qui est possible et plus compliqué pour un groupe dont l’activité est de vendre des flacons de shampoing et de parfum. Je serais tentée de penser qu’un pain de savon est plus écolo qu’un gel douche mais il n’est pas si facile de changer tout le business model d’une multinationale. Montrer la réalité de l’industrie et de ses efforts pour se transformer, c’est la mission du cahier Transition tous les mois, car c’est aussi des grosses boîtes que viendra le changement, pas seulement des petites vertueuses de naissance.

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